Le Christ n’attend pas la conversion ou le repentir pour appeler

L’Eglise nous enseigne que la sainte Eucharistie est le lieu de rencontre privilégiée avec le Christ, dans la plénitude de la communion au sacrifice. On examinera donc ici comment le Christ se laisse approcher par les fidèles au cours de sa vie terrestre, afin d’en tirer un parallèle avec les conditions d’accès à la Sainte Table et peut-être quelques enseignements.

A la lecture attentive de l’Evangile le modèle d’accès à sa personne que nous propose le Christ repose sur une séquence tout à fait différente de l’accès à l’Eucharistie, tel que la Tradition le recommande : 

  • Pour l’Eglise, le repentir et la conversion doivent précéder la Communion : le fidèle en état de péché grave doit se confesser avant toute communion.
  • Pour le Christ la rencontre  (la communion) précède le repentir et déclenche la conversion que suivra le repentir, selon la séquence suivante :   accueil du pêcheur sans conditions aucunes, sans demande d’actes positifs, écoute et communion par la Parole, conversion et repentir ultérieurs.

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6 commentaires

    1. Le piège est dans le repentir, il n’y a pas de repentir sincère si vous avez l’intention de continuer à pécher, si le divorce puis le mariage est une situation permanente de péché alors il n’y a pas de repentance.

      En fait, l’Église admet la communion sans avouer s’il y a repentance préalable (qui inclut une ferme intention de ne pas pécher) à condition qu’elle soit confessée le plus tôt possible (ce qui est logique)

  1. Le pape François ouvre la porte de la communion à certains divorcés remariés
    VIDÉO – Le Souverain pontife prévient toutefois dans le document intitulé La joie de l’amour, publié ce vendredi, que cette ouverture pastorale en cas d’échec n’a rien d’automatique ni ne justifie le divorce.

    Par Jean-Marie Guénois
    Publié le 8 avril 2016 à 11:59, mis à jour le 8 avril 2016 à 14:15
    C’est officiel maintenant. Le pape François entrouvre une porte de l’église qui était jusque-là fermée aux divorcés-remariés. S’ils ont, par exemple, subi un divorce, s’ils ont refait leur vie de façon stable et s’ils ont des enfants, s’ils désirent vraiment – au sens d’une quête spirituelle authentique – participer à la communion eucharistique «qui n’est pas un prix destiné aux parfaits mais un généreux remède et un aliment pour les faibles», cela pourra se faire «pour certains cas» au terme d’un chemin de «discernement». Par le biais notamment «d’un examen de conscience» avec un prêtre selon une «logique d’intégration» et non plus «d’exclusion». Car «le confessionnal, écrit le Pape à l’attention de ces divorcés remariés, ne doit pas être une salle de torture mais un lieu de la miséricorde du Seigneur».

    Le pape François prévient toutefois dans le document intitulé La joie de l’amour qu’il publie ce vendredi 8 avril et qui magnifie le mariage «définitif» entre un «homme et une femme» que cette ouverture pastorale en cas d’échec n’a rien d’automatique ni ne justifie le divorce. Car, écrit-il, «le divorce est un mal, et l’augmentation du nombre des divorces est très préoccupante». En particulier pour les enfants qu’il ne faut «jamais, jamais, jamais prendre en otage».

  2. Je ne m’étais jamais marié à l’église. Mais la mère de mes enfants prend la communion. Pour quoi pas moi? Faudra til d’abord me marier à l’église avant de prendre la communion ?

  3. Cette prise de position du Saint Père me console de la rigoureuse situation de tant de chrétiens se trouvant dans cette situation des mariés après un divorce, quand surtout ses personnes ont fait l’expérience de l’amour et de la miséricorde de Dieu et se sont vraiment engageés dans la vie chrétienne active après le malheureux divorce.

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